Carrière -  Les métiers des Médias de l'audiovisuel

Le métier de la programmation

Rattaché(e) à la direction des programmes, le chargé de programmation / la chargée de programmation a un degré d’autonomie, de décision et de responsabilité qui varie en fonction de l’importance de la chaîne.

Dans tous les cas, il travaille très en amont de la diffusion.

Il fait des propositions de programmation aux administrateurs de production après avoir analysé le stock d’inédits et de rediffusions disponibles.

Il dresse le bilan des fictions (téléfilms, séries…) qui passeront en “prime time” et des inédits ou rediffusions utilisables en dehors des heures de large audience (après-midi et fins de soirée).

Le chargé de programmation bâtit des projets de grilles par genre d’émission (cinéma, fiction, jeux…), en tenant compte de ce que proposent les chaînes concurrentes aux mêmes créneaux horaires.

Il procède aussi à des simulations de programmes exceptionnels, notamment pour les jours fériés et les périodes de fêtes.

Il fournit ses éléments de décision (tableaux, synthèses…) aux administrateurs de production, y compris pour l’achat d’émissions ou de documentaires à des sociétés de production.

Avec toujours un impératif : la meilleure correspondance possible entre le stock d’émissions disponibles et le public visé.

Si la chaîne dispose d’un spécialiste (sport, jeunesse, fiction, spectacle vivant…), le chargé de programmation travaille avec lui à l’élaboration de contenus nouveaux.

Dans ce cas, il intervient directement dans les projets de coproduction : validation, casting, résumés (pitchs), montage, ambiance sonore…

Pour exercer ce métier, le respect absolu de la confidentialité et une excellente capacité à travailler en équipe sont indispensables.

 

Le métier du journalisme

Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations puis écrire des articles ou publier des reportages (écrits, audio, photo ou vidéo), en consultant les dépêches des agences de presse et la documentation de son entreprise, en interrogeant des spécialistes ou des témoins, à qui il garantit la protection des sources d'information des journalistes.

On utilise le terme de reporter quand il se déplace sur le terrain, de chroniqueur ou de rubricard quand ses articles sont spécialisés dans un domaine particulier et même de critique pour certains d'entre eux : littéraire, dramatique, cinéma, musical, d'art, gastronomique. Il est éditorialiste ou billettiste, s'il doit mettre en avant une opinion, le plus souvent celle de son entreprise. Lorsque le journaliste effectue des enquêtes longues et approfondies sur des sujets difficiles, il est journaliste d'investigation.

Les secrétaires de rédaction, qui assurent un travail d'édition en relisant et réécrivant au besoin les articles, ont aussi le statut de journaliste professionnel, tout comme leur pendant dans l'audiovisuel, les chefs d'édition, ainsi que les présentateurs, photographes de presse, dessinateurs, iconographes, journalistes reporters d'image (« JRI ») et documentalistes de presse.

 

Le métier de la production ou de la post-production

Le chargé de post production effectue un travail de coordination. Il fait le lien entre la production, le réalisateur et l'équipe technique en charge de la post production.

Il planifie et suit les étapes d'une postproduction. A la fin, il établit les comptes (facturation du client, paie du personnel intervenant).

En fonction de l'organisation de l'entreprise, le chargé de postproduction peut être en charge de l'établissement des devis.

Il peut aussi réaliser des taches de gestion de catalogue pour des ayants droits confiant cette gestion à une entreprise tiers.

Il peut travailler notamment sur des films de cinéma, des fictions TV (unitaire ou série), des documentaires, voire certain programme de flux (magasine, reportage).

 

Le métier de l'informatique et du digital

Avec le digital, les métiers évoluent et de nouvelles professions apparaissent.

Data scientist, Web analyst, Social media manager, Product manager, Growth hacker, Chief Digital Officer, ces nouveaux métiers dont les noms sont encore, souvent, à consonance anglo-saxonne, font peu à peu leur apparition dans les entreprises françaises.

Focus sur les six nouveaux métiers les plus en vogue.

Chief Digital Officer ou Directeur de la stratégie digitale de l’entreprise.

Jeune, ce métier s’impose peu à peu dans les grandes entreprises.

AccorHotels, Club Med, Pernod Ricard, L’Oréal, Ferrero, etc. toutes ont récemment nommé un directeur de la stratégie digitale. Son rôle : accompagner l’entreprise dans sa digitalisation, l’aider à repenser son business à l’aune des modèles économiques disruptifs et diffuser la culture numérique à tous les niveaux de l’entreprise. Mais si sur le papier la fonction est plutôt séduisante, selon Christophe de Bueil, directeur de l’activité dédiée aux métiers du digital au sein du cabinet de recrutement Robert Half, de nombreux CDO confient être déçus par un rôle opérationnel trop restreint. « À la tête d’une équipe très réduite, ils se bornent bien souvent à évangéliser les collaborateurs dispersés dans le monde entier à la culture numérique, mais restent très peu décisionnaires dans les projets », constate Christophe de Bueil.